l'équipe quick step

l'équipe quick step
L'équipe quick step lors de la 4eme étape !!!

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 10:53

5eme étape

5eme étape
Voeckler, quel bonheur !
Magnifique Thomas Voeckler ! Présent dans l'échappée du jour, le Français s'est imposé de façon magistrale à Perpignan pour signer sa première victoire dans un grand tour. Il offre un bien beau cadeau à Jean-René Bernaudeau, le manager de Bbox Bouygues Telecom, dont c'était l'anniversaire mercredi.

Il faut toujours y croire. Même quand tout indique que la tentative est vouée à l'échec. Telle pourrait être la devise du baroudeur. Mercredi, sur une étape promise aux sprinters, Thomas Voeckler n'avait a priori rien à gagner en se glissant dans l'échappée du jour. Pour être tout à fait honnête, en cours d'étape, il y avait de quoi s'interroger, et même pester contre l'Alsacien. Pourquoi diable était-il allé dans cette galère? Pourquoi s'user quatre heures durant à l'avant de la course, alors que le sprint massif semblait inéluctable? Il y avait tant d'autres terrains plus favorables au profil de l'ancien champion de France. Mais Voeckler y a cru, malgré tout. Et en allant chercher cette magnifique victoire à Perpignan, il nous a tous donné une leçon.

Avant le départ du Tour de France, Thomas avait confié que son profil de puncheur n'était qu'un profil par défaut. Celui qu'on colle à tous ceux qui, comme lui, ne sont ni sprinters ni rouleurs et pas davantage grimpeurs. Comme une catégorie un peu batârde, un peu fourre-tout. Mais dans ce style là, Voeckler n'a pas beaucoup d'équivalent dans le peloton. Il a des jambes. Il a aussi de la tête. Il lui fallait les deux pour s'imposer à Perpignan. Autour de lui, dans l'échappée, le danger rôdait en effet de toutes parts. Mikhail Ignatiev, le Russe, semblait bien costaud. L'équipe Française des Jeux avait l'avantage de disposer de deux hommes devant, Anthony Geslin et surtout Yauheni Hutarovich, le Biélorusse, de loin le plus rapide du lot. Autant dire que Voeckler n'avait aucune chance de l'emporter au sprint. Il lui fallait partir. Au bon moment.

La galère de Gesink

C'est juste après la banderole des cinq derniers kilomètres que l'ex maillot jaune a choisi de porter l'estocade. Dès lors, les dés étaient jetés. Il fallait tenir. Sans réfléchir. Le Néerlandais Andreas Timmer (Skil-Shimano) a failli gâcher la fête, revenant à cinq secondes à peine avant la flamme rouge. Puis il a lâché prise. Voeckler venait de gagner son duel à distance. Le plus dur était fait. Sur la ligne, "Ti-Blanc" a réussi à préserver sept petites secondes sur le peloton. Rien n'est donc jamais écrit en cyclisme. La vérité d'un jour n'est pas celle du lendemain. Mardi, les Bbox avaient galéré lors du contre-la-montre par équipes. Une journée à oublier. 24 heures plus tard, c'est le bonheur total pour la formation vendéenne, dont c'est la deuxième victoire sur le Tour de France, trois ans après le succès de Pierrick Fédrigo à Gap. Une joie d'autant plus intense que Jean-René Bernaudeau fêtait ce mercredi son 53e anniversaire.

C'était donc le jour des Bouygues. Pas celui des Columbia. Pourtant, à 30 kilomètres de l'arrivée, quand l'échappée ne comptait plus que 40 secondes d'avance, l'affaire semblait pliée. Mark Cavendish songeait peut-être déjà à sa troisième victoire en autant d'étapes en ligne. Puis le scénario si bien huilé s'est grippé. Le train jaune et blanc a eu beau se mettre en route, l'écart est remonté au-delà de la minute, pour s'y maintenir jusqu'aux derniers kilomètres. Sans doute y avait-il de la part de la formation américaine un peu de fatigue après un début de Tour bien rempli. Peut-être aussi attendait-elle un peu de soutien de la part des autres équipes de sprinters, qui ont un peu tendance à se reposer sur la bande à Bob Stapleton. Après tout, Cavendish a déjà réussi son Tour, lui. Tout le monde ne peut en dire autant.

Celui des Rabobank est en train de virer au cauchemar. Denis Menchov a failli perdre gros encore mercredi. Le vent étant encore de la partie, les Saxo Bank et les Astana ont tenté un coup de force dans les 50 derniers kilomètres. Le peloton n'a alors pas tardé à se scinder en plusieurs morceaux. Menchov fut le seul ténor à se retrouver piégé. Si le Russe a repris sa place, son cas inquiète. Et que dire de celui de son principal lieutenant, Robert Gesink. Victime d'une chute au pire moment, juste avant la brutale accélération du peloton, le grimpeur néerlandais n'a jamais pu rentrer. Il a rallié la ligne d'arrivée près de 10 minutes après Thomas Voeckler. La galère des uns, le bonheur des autres. Ainsi va la vie du Tour. La roue ne tourne pas si souvent dans le bon sens pour le cyclisme français. Trop peu pour bouder son plaisir aujourd'hui...
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# Posté le mercredi 08 juillet 2009 14:41

4eme étape

4eme étape
Astana frappe fort
La formation Astana et Lance Armstrong ont remporté avec brio la 4e étape, un contre-la-montre par équipes de 39 km à Montpellier. Fabian Cancellara (Saxo Bank) reste en jaune... pour 22 centièmes. Cadel Evans (Silence-Lotto) et Denis Menchov (Rabobank) sont les deux grands perdants de la journée.

Il lui aura finalement manqué une seconde. Moins que ça, même. 22 centièmes, pour être précis. Au soir de la 4e étape, le fameux contre-la-montre par équipes, Lance Armstrong n'est pas passé loin d'enfiler le 84e maillot jaune de sa carrière. Au terme de 39km très techniques qui en auront mis pas mal sur le carreau, la victoire est revenue à la machine Astana. Quant à Fabian Cancellara, le Suisse, leader depuis le chrono monégasque, a donc sauvé sa précieuse tunique. D'un souffle...

Impressionnante de puissance, l'équipe de Johan Bruyneel a récité une partition sans réelle fausse note, même si la formation kazakhe a faibli légèrement en fin d'étape. Comme on pouvait s'y attendre, le classement général a été chamboulé. Grâce à ce succès, le quatrième de "LA" dans la spécialité (un record) après ceux décrochés en 2003, 2004 et 2005, Astana a placé quatre de ses hommes aux cinq premières places au sommet de la hiérarchie : Armstrong est donc 2e dans le même temps que Cancellara, Contador 3e à 0'19", Klöden 4e à 0'23" et Leipheimer 5e à 0'31". Un joli tir groupé...

Evans, grand perdant

A Montpellier, si le Texan, qui fut maillot jaune virtuel à 10km de l'arrivée et qui aura assuré les relais les plus longs lors des nombreux faux-plats montants, et l'Espagnol ont conservé leur chance respective de victoire finale, d'autres ont peut-être perdu le Tour ce mardi soir. Ce contre-la-montre par équipes était attendu par certains. Il était également redouté par d'autres. Les grands battus du jour sont assurément Cadel Evans, et Denis Menchov. Ce soir, l'Australien et le Russe, qui a été victime d'une chute dès le 2e virage dans les rues héraultaises, pointent à 2'59" et à 3'52" de Cancellara.

Quelques jours avant le départ du Tour, Christian Vande Velde, le leader de Garmin-Slipstrea, qui occupe ce mardi soir la 12e place du général (à 1'16"), déclarait que "pour briller sur un contre-la-montre par équipes, il faut différentes qualités. Contrairement à ce qu'on peut penser, il ne suffit pas d'aligner neuf spécialistes du contre-la-montre pour que l'équipe soit performante". L'ancien coéquipier de L.A. chez US Postal, avait du mal à cacher sa déception à l'arrivée. Grande favorite de l'épreuve, son équipe, qui n'a pas su économiser ses coureurs en début d'étape, a échoué dans sa quête de victoire. Deuxièmes à 18 secondes, les hommes de Jonathan Vaughters, réduits à cinq coureurs (Millar, Zabriskie, Vandevelde, Wiggins et Hesjedal) dès le 15e km, ne sont pourtant pas passés loin de l'exploit.

La Saxo-Bank, en conservant le maillot jaune en son sein, a, elle, sauvé l'essentiel. Troisièmes de l'étape, à 0'40" d'Astana, les coéquipiers d'Andy Schleck, désormais 20e du général à 1'41", n'ont pas grand chose à se reprocher. La Liquigas de Roman Kreuziger et Vincenzo Nibali a parfaitement géré son effort (4e à 0'58"). Le Tchèque et l'Italien pointent, ce soir, aux 15e (1'31") et 19e rangs (à 1'36"). Grande animatrice de l'étape de lundi, la Columbia HTC a payé les efforts fournis la veille. Cinquième à 59 secondes, l'Allemand Tony Martin, qui pouvait se parer de jaune, doit se contenter du maillot blanc de meilleur jeune qu'il possède depuis lundi.
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# Posté le mercredi 08 juillet 2009 14:40

Maxime bouet

Maxime bouet
Informations
Nom Bouet
Prénom Maxime
Date de naissance 3 novembre 1986
Pays France France
Équipe actuelle Agritubel
Équipe(s) amateur
2002
2003
2004
2005
2006-2007
2007 Lyon Sprint Evolution
Chambéry Cyclisme
VC La Pomme Marseille
Chambéry Cyclisme
VC La Pomme Marseille
Agritubel (stagiaire)
Équipe(s) pro
2008-2009
2010 Agritubel
AG2R La Mondiale
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# Posté le mardi 07 juillet 2009 10:05

3eme étape

3eme étape
Cavendish capitalise
Deuxième étape en ligne et deuxième succès pour Mark Cavendish (Columbia). A La Grande-Motte, l'Anglais a devancé Thor Hushovd (Cervelo). Cavendish a réglé un peloton très réduit après une bordure provoquée par son équipe. Dans ce groupe, la bonne affaire parmi les favoris est pour... Armstrong.

Ce n'était pas faute d'être prévenu. La traversée de la Camargue, avec son fort vent de côté, était propice aux bordures. Tout le monde le savait. Tout le monde était sur ses gardes. Longtemps, on a pourtant cru que rien ne se passerait. Longue, plate et mortelle comme l'épée de Charlemagne, cette étape sudiste semblait devoir tourner à la somnolence collective, avec une moyenne horaire des plus faiblardes. Puis, à 30 kilomètres de La Grande-Motte, alors qu'il était sur le point d'avaler les quatre échappés du jour (Samuel Dumoulin, Koen De Kort, Maxime Bouet et Ruben Perez), le peloton a cassé. 25 coureurs devant. Tous les autres derrière. Ce n'était pas le moment de rêvasser et de descendre chercher un bidon. Quand le peloton s'est scindé en deux, toute l'équipe Columbia se trouvait aux avant-postes. Une aubaine pour Mark Cavendish, qui en a profité pour filer vers sa deuxième victoire en deux jours, la sixième de sa carrière, déjà, sur le Tour de France.

Plus que jamais, ce succès est donc à mettre au crédit de la force collective de la formation Columbia, même si cette dernière aura sans doute laissé pas mal de jus dans l'optique du contre-la-montre par équipes de mardi. Avec un jour d'avance, la troupe de San Luis Obispo s'est offert une véritable répétition générale. Mais Cavendish n'est pas du genre à laisser filer les occasions quand elles se présentent. Son équipe a beaucoup oeuvré pour maintenir le reste de la troupe à distance. Avec succès. Et elle avait gardé suffisamment de réserves pour placer la fusée de l'Ile de Man sur orbite. Non seulement, ce dernier est le plus rapide, le plus fort, mais il peut en plus compter sur les erreurs (ou la malchance) de ses adversaires. Comme s'il avait besoin de ça... Dimanche, Boonen, Bennati, Freire et Napolitano avaient été écartés du sprint par une chute dans l'ultime virage. Lundi, il avait donc encore moins d'adversaires à contrôler. Parmi ses collègues sprinters, Cavendish n'avait guère que le seul Thor Hushovd à surveiller, tous les autres ayant été piégés. Il la maitrisé sans le moindre problème.

Cancellara toujours là

Outre Cavendish, deux coureurs apparaissent comme les grands bénéficiaires de ce coup de bordure magistral, qui restera à n'en pas douter comme un des temps forts de cette première semaine. Fabian Cancellara, d'abord. Le maillot jaune, vigilant, a pris le bon wagon. C'est d'ailleurs le seul membre de l'équipe Saxo Bank à ne pas avoir été pris au piège de la cassure. Dès lors, il était sûr de conserver sa première place au général. On a même cru un instant que le Suisse tenterait de partir à la quête de la victoire d'étape dans le final, mais il est finalement resté bien au chaud. De 18 secondes, son avance sur son dauphin a grimpé lundi à 33 secondes, l'écart qui le sépare de l'Allemand Tony Martin, de la Columbia. Si le chrono par équipes se passe bien mardi, Cancellara peut espérer garder sa tunique jusqu'au premier massif montagneux, comme il l'avait fait en 2007. A moins que...

A moins que Cancellara ne se fasse griller la politesse. Par qui? Par Martin, peut-être, dont l'équipe, Columbia, est une spécialiste du chrono collectif. Qui d'autre? Vous voulez un indice? Américain. Texan. Revenant. Et toujours aussi intelligent. Vous voyez, maintenant? Oui, c'est bien lui. Lance Armstrong n'a pas raté le train lui non plus. Mieux, de tous les candidats à la victoire finale dans ce Tour de France, il est le seul à avoir évité la cassure. Une chose est sûre, après trois ans et demi de retraite, Armstrong n'a pas perdu son sens de la course. Et ça, ça ne s'apprend pas, ça ne s'achète pas. Nulle part. Pas même en pharmacie. Bien au chaud dans ce groupe d'une vingtaine d'hommes, L.A. était entouré de deux équipiers, Haimar Zubeldia et Yaroslav Popovych. Les Astana Boys n'ont d'abord pas bougé une oreille. Après tout, Alberto Contador était derrière... Puis, à un peu moins de 15 bornes de la ligne, Popovych a rameuté Zubeldia. Johan Bruyneel venait sans doute de donner le signal, jouant ouvertement la carte Armstrong plutôt que celle de Contador. Dont acte.

Au final, sur un strict plan mathématique, l'opération n'est pas de nature à changer la face du Tour. Armstrong a pris exactement 41 secondes à tous ses adversaires. Nouveau troisième du général, il devance Contador de 19 secondes, Cadel Evans de 24, Kreuziger de 33. Andy Schleck est tout de même à un peu plus d'une minute désormais. Mais surtout, psychologiquement, Armstrong a marqué un point. Indéniablement. Ce Tour va s'apparenter à une guerre des nerfs comme on n'en a pas vécue depuis un bail. A ce jeu là, Armstrong joue sur du velours. Derrière une décontraction apparente, le Yankee masque une détermination de fer. Chacun a compris lundi qu'il n'était pas (re)venu pour plaisanter.
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 13:32