10eme étape

10eme étape
Tour de France 2009 - 10e étape : 171 coureurs sans oreillette vers Issoudun

Après une journée de repos, les 171 coureurs du Tour de France 2009 ont pris le départ à 12h37 de la 10ème étape. Ils vont rejoindre Issoudun au terme d'un parcours de 193 kilomètres.

La première partie du parcours entre Limoges et Issoudun sera vallonnée avec trois côtes de quatrième catégorie : Côte de Salvanet (1.8 km de montée à 4.5 %), Côte de Saint-Laurent-les-Eglises (2.0 km de montée à 5.3 %) et Côte de Bénévent-l'Abbaye (1.8 km de montée à 3.4 %).

Cette dixième étape marque la première étape sans oreillette du Tour de France 2009. Les organisateurs du Tour ont obtenu de l'Union cycliste internationale (UCI) que deux étapes, menant à Issoudun (mardi) et à Colmar (vendredi). Les coureurs de l'équipe Astana, à l'origine d'une pétition pour réclamer le port des oreillettes, ont pris le départ lundi après-midi.

Pour la troisième journée de suite, l'Italien Rinaldo Nocentini (AG2R) porte le maillot jaune de leader du Tour 2009 avec six secondes d'avance sur l'Espagnol Alberto Contador (Astana) et huit sur l'Américain Lance Armstrong (Astana). Le Norvégien Thor Hushovd (Cervélo) est en vert, de l'Espagnol Egoi Martinez (Euskatel) porte le maillot du meilleur grimpeur. L'Allemand Martin (Columbia) porte le maillot blanc.

L'arrivée à Issoudun est prévue vers 17h11.

Tour de France 2009 - Classement général
1. NOCENTINI Rinaldo (AG2R-LA MONDIALE) en 34h 24' 21"
2. CONTADOR Alberto (ASTANA) en 34h 24' 27" (écart : + 00' 06")
3. ARMSTRONG Lance (ASTANA) en 34h 24' 29" (écart : + 00' 08")
4. LEIPHEIMER Levi (ASTANA) en 34h 25' 00" (écart : + 00' 39")
5. WIGGINS Bradley (GARMIN - SLIPSTREAM) en 34h 25' 07" (écart : + 00' 46")
6. KLÖDEN Andréas (ASTANA) en 34h 25' 15" (écart : + 00' 54")
7. MARTIN Tony (TEAM COLUMBIA - HTC) en 34h 25' 21" (écart : + 01' 00")
8. VANDE VELDE Christian (GARMIN - SLIPSTREAM) en 34h 25' 45" (écart : + 01' 24")
9. SCHLECK Andy (TEAM SAXO BANK) en 34h 26' 10" (écart : + 01' 49")

Tour de France 2009 - Classement par points
1. HUSHOVD Thor (CERVELO TEST TEAM) : 117 pts
2. CAVENDISH Mark (TEAM COLUMBIA - HTC) : 106 pts
3. ROJAS Jose Joaquin (CAISSE D'EPARGNE) : 75 pts
4. CIOLEK Gerald (TEAM MILRAM) : 66 pts
5. FREIRE Oscar (RABOBANK) : 62 pts
6. CANCELLARA Fabian (TEAM SAXO BANK) : 55 pts
7. FARRAR Tyler (GARMIN - SLIPSTREAM) : 54 pts
8. VOECKLER Thomas (BBOX BOUYGUES TELECOM) : 47 pts
9. PELLIZOTTI Franco (LIQUIGAS) : 47 pts
10. PINEAU Jérôme (QUICK STEP) : 46 pts
Limoges, Issoudun, astana, classement général, course, Lance Armstrong, Alberto ContadoRinaldo Nocentini
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 09:40

9eme étape

9eme étape
Fédrigo: "Etre champion du monde"
Pierrick Fédrigo a accroché, à Tarbes, sa seconde victoire d'étape sur le Tour de France. Une opportunité qu'il a su saisir et un succès qu'il vit avec autant de bonheur qu'à Gap en 2006. Et le coureur Bouygues Telecom a déjà un autre objectif en tête: le maillot arc-en-ciel de champion du monde.

Que ressentez-vous après cette deuxième victoire d'étape sur le Tour de France?

Pierrick FEDRIGO : J'ai ressenti les mêmes émotions que quand j'avais gagné à Gap en 2006 face à Commesso. J'ai d'ailleurs l'impression d'avoir vécu un peu la même course dans le déroulement.

Racontez-nous le sprint final avec Pellizotti...

P.F. : Je pensais que Pellizotti était assez rapide, mais je ne le connaissais pas trop, alors je me suis concentré sur mon sprint. J'ai essayé de lui coller à la roue quand il a démarré. Hier soir (NDLR: samedi soir), la première chose que j'avais faite en rentrant dans ma chambre d'hôtel, c'est d'étudier le profil de l'arrivée de l'étape. Je savais qu'il y avait un virage avant l'arrivée. Au début, je voulais le passer en tête, mais finalement j'ai bien fait (d'être derrière), parce qu'il y avait un vent défavorable. C'est ce qui m'a permis de m'abriter un peu et de le passer sur la ligne.

Que vous êtes-vous dit dans l'échappée quand vous avez vu que le peloton revenait vite derrière?

P.F. : On s'est dit qu'on devait tout donner. On était devant quasiment depuis le départ. On n'allait pas baisser les bras maintenant. Il fallait continuer d'y croire

Quel est le meilleur moment quand on gagne une étape du Tour? Sur la ligne d'arrivée, les retrouvailles avec l'équipe ou quand on refait la course le soir autour d'une coupe de champagne?

P.F. : C'est un peu tout ça à la fois! Tous les moments sont forts dans ces cas-là. Ce soir, je vais pouvoir le savourer avec ma famille, car lundi c'est la journée de repos. Ma femme va me retrouver ce soir à l'hôtel avec mes deux enfants. C'est pour eux, cette victoire, et j'ai envie de la partager avec eux.

Aviez-vous ciblé cette étape?

P.F. : Non, je ne calcule pas trop. Simplement, il y a des étapes qui me conviennent et d'autres qui ne me conviennent pas. Donc ça ne sert à rien de faire des efforts sur une étape défavorable pour terminer 25e. Mieux vaut finir dans le gruppetto certains jours et garder de l'énergie. Le Tour, c'est long. Aujourd'hui, j'étais devant, et peut-être que les forces que j'ai économisées sur les étapes précédentes m'ont servi pour l'emporter.

La victoire de Thomas Voeckler à Perpignan a-t-elle contribué à libérer toute l'équipe Bbox?

P.F. : Bien sûr que ça libère. Mais c'est aussi une histoire personnelle, une étape sur le Tour de France. Il faut être capable de tout donner. On a besoin de ce genre de victoire dans une carrière pour avancer.

Justement, quelle est la prochaine étape dans votre progression?

P.F. : Ce pourrait être d'être champion du monde. J'en ai parlé un peu avec Laurent Jalabert (NDLR: le nouveau sélectionneur de l'équipe de France), et je lui ai dit que je faisais du championnat du monde mon objectif de fin de saison. Les saisons précédentes, j'avais d'autres objectifs, souvent j'arrivais fin août-début septembre, et j'avais déjà lâché dans ma tête. Cette année c'est différent. On vieillit, on prend plus de responsabilité. J'ai des objectifs que je n'avais pas les années précédentes, pour avancer un peu plus loin.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 13 juillet 2009 12:56

8eme étape

8eme étape
Sanchez, le récidiviste

Sanchez, le récidiviste
Luis Leon Sanchez est en train de prendre des bonnes habitudes sur le Tour de France. Déjà vainqueur à Aurillac l'an dernier, l'Espagnol s'est imposé samedi à Saint-Girons. Le leader de la Caisse d'Epargne a réglé au sprint ses trois compagnons d'échappée, dont Sandy Casar. Nocentini reste en jaune.

Luis Leon Sanchez est un rabat-joie. Le début d'euphorie dans lequel baignait le cyclisme français après les victoires de Thomas Voeckler à Perpignan mercredi, et celle de Brice Feillu au sommet d'Arcalis, vendredi, la passe de trois n'était pas loin. Sandy Casar, à l'avant de la course quasiment d'un bout à l'autre de cette 8e étape, est passé tout près d'une nouvelle victoire sur le Tour de France, deux ans après son succès à Angoulême. Mais le protégé de Marc Madiot est tombé sur un os. A l'emballage, il a eu le tort de lancer son sprint d'un peu loin, avant de se faire déborder par Sanchez.

Pour la cinquième fois de sa carrière, Casar échoue donc à la plus mauvaise place sur la ligne d'arrivée. Le puncheur de la Française des Jeux est un peu le Zoetemelk des d'étapes. Une victoire et beaucoup d'accessit. La mauvaise habitude de Casar tranche avec celle qu'est en train de prendre Luis Leon Sanchez. L'an dernier, il s'était révélé au grand public en remportant la 7e étape, à Aurillac. Le premier grand succès de sa carrière. Depuis, le garçon est transfiguré. Il a encore franchi un cap en début d'année en remportant Paris-Nice. En l'absence d'Alejandro Valverde, il a été propulsé leader chez Caisse d'Epargne sur ce Tour de France. Pas sûr qu'il ait les moyens de rivaliser avec les meilleurs sur la durée, mais en s'imposant samedi, il a déjà rempli son contrat.

Evans fait n'importe quoi

Sandy Casar a donc eu affaire à un gros client. Pas sûr que cela suffise à atténuer sa déception, d'autant qu'il avait été le premier à lancer la course dans le Port d'Envalira. Au sommet, il était d'ailleurs seul en tête. Plus tard, le Français est reparti en compagnie d'une dizaine de coureurs, avant que l'échappée ne s'effiloche au fil des deux dernières ascensions, le col de Port de le col d'Agnès. Un peu juste dans cette difficile montée, Casar a basculé quelques secondes derrière Vladimir Efimkin, Mikel Astarloza et Luis Leon Sanchez. Puis il est rentré dans la descente. Les quatre se sont joué la gagne. Efimkin, qui n'avait pas pris un relais de la journée, a attaqué à quatre kilomètres de l'arrivée. Le Russe a été repris dans la dernière ligne droite. C'était fini pour lui, tout comme pour Astarloza, complètement cuit. Tout allait donc se jouer entre Casar et Sanchez. On connait la suite. Et la fin.

Au-delà de la victoire d'étape, on attendait de ce deuxième volet du triptyque pyrénéen qu'il décante un peu la situation entre les favoris. Après tout, la montagne est faite pour ça. Mais il semble écrit que cette année, les Pyrénées seront escamotés. Vendredi, l'ennui avait régné sur les pentes d'Arcalis, jusqu'à ce qu'Alberto Contador ne plante une petite banderille dans les deux derniers kilomètres. Samedi, les ténors sont encore restés sans voix. Soit ils n'attaquent pas soit ils font n'importe quoi. Dans cette dernière catégorie, mention spéciale à Cadel Evans. Ah, pour attaquer, il a attaqué. Dès le Port d'Envalira. L'Australien a compté à peine une minute d'avance avant d'être ramené à la raison dans la vallée. A part gêner le développement de l'échappée initiale, son offensive si lointaine, et sans autre favori à ses côtés, n'avait aucune raison d'être.

Le Tour s'endort

Il aurait peut-être été plus judicieux de tenter quelque chose dans le col d'Agnès, très pentu, même si, au sommet, il restait plus de 40 kilomètres à couvrir. Andy Schleck l'avait bien compris. Le champion du Luxembourg a secoué le cocotier par deux fois. Sa double accélération a réduit le groupe des favoris à une petite quinzaine d'unités. Mais quand il a vu que le quatuor d'Astana (Contador, Armstrong, Leipheimer et Kloeden) n'avait pas été ébranlé par son coup de pédale, le cadet des Schleck a coupé son effort. Résultat, en haut du col d'Agnès, le peloton principal avait récupéré beaucoup de monde, dont Roman Kreuziger, à la peine sur l'attaque de Schleck, ou encore le maillot jaune Rinaldo Nocentini, qui avait sauté lui aussi.

La faible activité sismique chez les gros bras sied parfaitement à la formation AG2R La Mondiale et à son débutant vétéran de 31 ans. Nocentini peut même espérer le conserver jusqu'à la journée de repos. A ce rythme, il y a en effet de fortes chances que la journée de dimanche ressemble aux deux précédentes. Malgré Aspin et Tourmalet, la distance entre les deux cols et l'arrivée à Tarbes est trop importante pour que la grande bagarre, ou même la petite, soit déclenchée. Décidément, le Tour s'endort. Une chose est sûr, ce n'est pas Oscar Pereiro qui le réveillera. L'Espagnol, un des quatre anciens vainqueurs au départ, a quitté la course dans l'anonymat samedi. Chez Caisse d'Epargne, à l'heure de fêter la victoire de Luis Leon Sanchez, le champagne coulera donc avec un petit arrière-goût de déception. Mais rien à voir avec l'amertume de Sandy Casar.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 11 juillet 2009 13:53

7eme étape

7eme étape
Brice d'Arcalis
Magnifique de culot, Brice Feillu (Agritubel) a signé une victoire splendide à Arcalis, lors de la 7e étape du Tour. Le maillot jaune est sur les épaules de Rinaldo Nocentini (AG2R), lequel possède une poignée de secondes d'avance sur Alberto Contador. L'Espagnol a dominé les autres favoris.

En étant méchant, on pourrait résumer cette première étape pyrénéenne en une formule: un héros et des zéros. Le héros, c'est Brice Feillu. A moins de 24 ans, pour son premier Tour de France, le gamin d'Agritubel a signé une victoire aussi improbable que magistrale en haut d'Arcalis. Parti dans la bonne échappée, il s'est ensuite extirpé du groupe de tête à cinq kilomètres de l'arrivée pour s'imposer en solitaire. Quelle belle histoire. Une histoire de fou, une histoire d'amour aussi entre la famille Feillu et le Tour. Un an après le maillot jaune conquis par Romain à Nantes, Brice a repris le flambeau de la plus belle des façons. Cerise sur le gâteau, il rafle également le maillot à pois.

A quoi ça tient, la gloire? Samedi, à Monaco, le premier Tour de France de Brice Feillu a failli tourner court lors du contre-la-montre inaugural. Pris dans la foule, le débutant ne s'était présenté sur la rampe de lancement que 20 secondes avant l'heure prévue de son départ. C'est en tout cas la victoire du culot, de l'audace et du courage. Feillu avait pris la fuite en compagnie de huit autres coureurs dans une échappée de neuf coureurs formée en deux temps (Riblon, E. Martinez et Gutierrez d'abord, B. Feillu, Kern, Pineau, Fröhlinger, Nocentini et Kuschynski ensuite). Dès la première heure de course, le destin de cette étape était donc scellé. L'écart a culminé à près de 14 minutes, aux alentours du 60e kilomètre, avant que l'équipe Astana se place en tête du peloton pour imprimer le rythme, mais sans jamais avoir l'intention de revenir sur les hommes de tête. Ce n'était pas son intérêt. Au pied de la montée finale, longue d'un peu plus de 10 kilomètres, les échappés se sont présentés avec une avance d'environ six minutes sur le premier peloton. L'apathie des ténors a fait le reste.

Contador marque son territoire

Si ce héros a crevé l'écran, d'autres ont offert un bien triste spectacle. Ou plutôt une absence de spectacle. A se demander à quoi jouent certains parmi les adversaires de l'équipe Astana. On attendait une première grosse explication sur les hauteurs d'Andorre, une des trois arrivées en altitude de ce Tour de France 2009. Mais de bagarre il n'y a pas eu. Le train kazakh jaune et bleu a imprimé un tempo tranquille dans la montée finale, sans forcer outre mesure. Il a alors fallu attendre les trois derniers kilomètres pour assister à la première accélération d'un favori. Elle fut l'oeuvre de Cadel Evans. Trop peu, trop tard. Alors, à force d'attendre les attaques des autres, en vain, Alberto Contador a décidé de passer à l'action, en contrant Evans. Le matador castillan est parti seul.

Au sommet, le bénéfice temporel est limité: 21 secondes prises à ses principaux adversaires. Suffisant pour reprendre la main au classement général par rapport à Lance Armstrong, qu'il devance de deux petites secondes désormais. Mais Contador n'a en revanche pas décroché le maillot jaune. Celui-ci se trouve sur les épaules de Rinaldo Nocentini, autre grand bénéficiaire de la journée. L'Italien, présent dans l'échappée, n'a pas eu la force d'aller chercher la victoire d'étape. Mais en coupant la ligne en compagnie du jeune Allemand Johannes Frohlinger (un de nos trois paris de ce Tour...) à 26 secondes de Brice Feillu, mais trois minutes pile devant Contador, Nocentini s'est offert la précieuse tunique. C'est parfait pour lui, parfait pour son équipe, AG2R La Mondiale, et impeccable pour Astana, qui n'aura pas à assumer le poids de la course samedi. Nocentini devance Contador et Armstrong respectivement de six et huit secondes.

Kreuziger dans le dur

Après cette journée de dupes, la belle affaire est incontestablement à mettre au crédit des hommes de Johan Bruyneel. Contador a eu la confirmation qu'il pouvait lâcher tous ses adversaires quand il le voulait en montagne. Lance Armstrong, pas franchement mis à l'épreuve à Arcalis, a prouvé qu'il était dans une condition largement supérieure à celle affichée sur le Giro au mois de mai. Les deux stars sont au coude-à-coude au classement et Levi Leipheimer, troisième "leader" potentiel, est toujours là lui aussi. Seul Andreas Kloeden a lâché un peu de lest. Si Evans, Sastre, les frères Schleck et Menchov, tous arrivés dans le même groupe qu'Armstrong, une vingtaine de secondes après Contador n'attaquent pas dans ce type d'étape, Astana peut dormir sur ses deux oreilles et sur ses deux vedettes.

Malgré le rythme lancinant de cette étape, certains ont perdu très gros. On pense surtout au jeune Roman Kreuziger. Le Tchèque, considéré comme un sérieux outsider, a perdu une minute et vingt secondes sur Contador et une minute sur le groupe Armstrong. C'est beaucoup. Pour le reste, on n'est guère plus avancé qu'au départ de Barcelone. Certes, ce Tour s'annonce très long. Mais à force de répéter que la dernière semaine sera terrible, certains ont peut-être oublié que, pour eux, le temps pressait déjà vu le retard accumulé depuis Monaco. Tant pis pour eux. Tant pis pour nous. Tant mieux pour Astana et Feillu.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 15:25

6eme étape

6eme étape
Hushovd en forme olympique
Thor Hushovd a remporté en force la 6e étape du Tour de France jeudi sous la pluie de Barcelone. Fabian Cancellara conserve le Maillot Jaune avant les Pyrénées.

Il aurait préféré s'imposer un jour plus tôt, à Perpignan, dans la région où il a longtemps résidé. Thor Hushovd a finalement choisi de faire la nique aux Espagnols à Barcelone. Le Tour de France s'offrait ainsi un intermède 100 % ibérique ce jeudi entre Gérone et Barcelone. Avec un invité imprévu, la pluie, pas loin de transformer la fin d'étape en jeu de quilles. Tom Boonen, par exemple, a encore une fois été écarté du sprint final sur chute. De là à dire que ce temps était typiquement norvégien, ce serait un raccourci un peu facile et mal connaître la météo scandinave.

La régularité d'Hushovd
Mais le fait est que Thor Hushovd s'en est le mieux tiré sur une arrivée difficile, au pied du stade olympique, sur la colline de Montjuïc. A cet égard, deux théories s'affrontaient au départ. Celle qui disait que la montée finale était trop dure pour les as de la ligne droite et favorisait les puncheurs. L'autre pensait que lesdits sprinteurs étaient tout à fait capables de passer ce style de côte. Le Norvégien, passé chez Cervélo, a donné raison aux défenseurs de la deuxième version en s'imposant tout en puissance et en démarrant surtout au bon endroit, laissant Filippo Pozzato mener pour déborder ensuite les Espagnols Oscar Freire et Jose Joaquin Rojas, privés d'une victoire à domicile. David Millar, lui aussi régional de l'étape puisque son équipe Garmin est installée à Gérone, n'est pas passé loin non plus d'un succès à la maison, ne pliant qu'à 1,5 km du but. La victoire d'Hushovd sur un profil similaire l'an dernier à Saint-Brieuc aurait dû les alerter. Ce 7e succès sur le Tour de France récompense en tout cas l'extrême régularité du Norvégien, vainqueur pour la quatrième année consécutive sur la Grande Boucle.

Place aux Pyrénées
Pour le reste, les coureurs n'ont pas vu grand-chose de cette étape 100% espagnole, et notamment de la Costa Brava. D'abord parce que le parcours vallonné à cet endroit de la côte espagnole a rendu le début d'étape extrêmement nerveux, le peloton patientant une bonne heure avant de laisser partir trois hommes (Chavanel, Millar, Augé). Et parce que la pluie avait donc décidé de s'inviter à cette journée catalane, gâchant l'image de carte postale. Ce qui n'était pas sans conséquence pour tout le monde. Carlos Sastre s'est par exemple retrouvé à terre au km 40, a priori sans dommages. Plus tard, Michael Rogers (Columbia) ou Tom Boonen (Quick Step) goûtaient eux aussi du bitume. Raison pour laquelle l'équipe Astana au grand complet est venue dicter sa loi au milieu de la course puis à 25 km de l'arrivée, le temps d'apprivoiser les kilomètres les plus dangereux. La formation kazakhe est bel et bien la patronne de ce Tour. Les Pyrénées demain vendredi, et la première étape de montagne, sur le sommet d'Arcalis, ne devraient pas démentir ce qui est plus qu'une impression.

Classement de la 6e étape :
1. Hushovd (Nor, Cervelo) en 4h21''33
2. Freire (Esp, Rabobank) mt
3. Rojas (Esp, Caisse d'Epargne) mt
4. Ciolek (All, Team Milram) mt
5. Pellizotti (Ita, Liquigas) mt
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 15:16