Tom boonen

Tom boonen

# Posté le mardi 28 juillet 2009 05:34

14eme étape

14eme étape
Ivanov, quel panache !

De la bonne échappée du jour, entre Colmar et Besançon, avec onze autres coureurs jusqu'au-boutistes, Serguei Ivanov s'est adjugé samedi la 14e étape du Tour de France. Une victoire acquise au panache et en solo dans les derniers kilomètres qui permet au Russe de doubler son palmarès sur la Grande boucle. Longtemps sur les épaules de George Hincapie, le maillot jaune reste finalement sur le dos de Rinaldo Nocentini.

Prostré au bas d'un escalier son vélo déposé négligemment à ses pieds, Serguei Ivanov tâche de reprendre son souffle, à quelques encablures de la ligne d'arrivée bisontine. Trop rapide dans le final pour l'organisation, le sextuple champion de Russie reprend seul ses esprits, avant de plonger dans le tumulte des honneurs, de gravir les marches de l'estrade protocolaire et de brandir le deuxième bouquet de sa carrière sur le Tour de France. Une distinction qu'il n'avait plus connue depuis huit ans et un succès à Aix-les-Bains.

Pour trouver la source de la performance du jour, il faut remonter le temps d'un peu plus de quatre heures. Lorsque, à 13 heures précises, alors que les premiers de cordée entamaient leur 14e kilomètre, quatorze hommes décidaient de durcir le rythme, avec la bénédiction d'un peloton toujours aussi amorphe. Parmi les détonateurs, le maillot vert déchu Mark Cavendish sortait du lot. Pour quelques mètres seulement puisque cinq minutes plus tard, le sprinter de la Columbia se ravisait, avant de réapparaître au premier plan lors du dénouement de l'étape.

De treize aventuriers, le groupe de tête passait après une cinquantaine de kilomètres à douze éclaireurs, tandis que Jens Voigt, victime d'une crevaison et d'une maladresse d'un mécanicien, se résignait à lâcher prise à son tour. Une mésaventure qui marquait le véritable envol de l'échappée. En l'espace de 25 kilomètres, l'avance des rebelles sur le peloton passait de 1'45 à 5'30. Marge qui signifiait pour Rinaldo Nocentini la perte virtuelle de son maillot jaune au profit de George Hincapie, à 115 bornes du but.

Les mauvais calculs du team Columbia

Au plus fort de l'effort des douze, entre les kilomètres 120 et 130, le maillot jaune perdait même cinq grosses minutes de plus, pour finalement accuser une douzaine de minutes de retard sur les hommes de tête. Une fuite du temps qui atteignait néanmoins là sa limite, avant de retomber inexorablement à un écart de 6'30, à l'amorce des 20 derniers kilomètres. Débutait alors pour les leaders l'explication ultime. Tandis que les AG2R menait bon train à l'avant du peloton pour protéger Nocentini, le virtuel maillot jaune Hincapie, Nicolas Roche, le fils du vainqueur du Tour 1987 Stephane Roche, ou encore le combatif Français Christophe Le Mével, deuxième coureur le mieux classé du groupe, rivalisaient d'attaques aussi soudaines que vaines.

Dans ce contexte explosif, la palme de l'offensive revenait alors à Serguei Ivanov, lequel, déjà vainqueur de l'Amstel Gold Race cette saison, faussait compagnie avec punch à ses acolytes à 11 kilomètres de la ligne d'arrivée. Avec 15 bonnes secondes d'avance sur le reste de la troupe, le Russe s'adjugeait sans nul doute la plus belle victoire de sa carrière: "C'est un succès fabuleux, l'un de mes plus beaux depuis que je suis professionnel, mon deuxième sur le Tour de France. Mon attaque ? C'est juste le feeling, et le feeling vient avec l'expérience. Aujourd'hui je me sentais très fort", concluait triomphant le héros du jour.

A quelques pas de là, George Hincapie, lui, pouvait nourrir bien des regrets, voire de la rancoeur. Pour quelques cinq secondes, l'ancien lieutenant de Lance Armstrong manquait de revêtir le maillot jaune du Tour pour la deuxième fois de sa carrière. Une déception qu'il devait en premier lieu à ses partenaires, portés en tête du peloton dans les derniers mètres de l'étape pour permettre à Mark Cavendish d'inscrire quelques points verts. Quelques minutes après le final pourtant, ce dernier se voyait déclassé pour un changement de ligne dans son sprint... Tout ça pour ça.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 07:01

13eme étape

13eme étape
Haussler au bout de l'ennui

A la faveur d'une longue et belle échappée, l'Allemand Heinrich Haussler (Cervelo) a remporté la 13e étape du Tour 2009 à Colmar. Mais sous le déluge vosgien, c'est encore la déception qui prime. Personne n'a rien tenté parmi les favoris. Du coup, Rinaldo Nocentini (AG2R) reste en jaune.

Mais à quoi jouent-ils? Après avoir complètement escamoté la traversée des Pyrénées, les gros bras de ce Tour de France 2009, ceux qui sont supposés se disputer la victoire finale, ont annihilé la grande étape des Vosges. Sur le papier, ce 13e acte semblait pourtant excitant, mais les conditions climatiques, déplorables, ont visiblement tétanisé les favoris. Pour le spectacle, il faudra donc encore repasser. Heinrich Haussler, lui, s'en moque. Le jeune Allemand de l'équipe Cervelo fait un très beau vainqueur. A 25 ans, lui qui s'était déjà révélé il y a quatre ans en remportant une étape du Tour d'Espagne garnit un peu plus un palmarès qui n'a pas fini de s'étoffer. Il confirme mois après mois le talent qui est le sien.

Haussler a réussi un incroyable numéro, dont on ne le croyait à vrai dire pas capable sur un terrain aussi montagneux. Présent dans l'échappée lancée peu après le départ de Vittel, le coéquipier de Thor Hushovd a distancé tous ses compagnons pour s'imposer en solitaire après 200 kilomètres bouclés à plus de 40 km/h, une vitesse impressionnante vu le profil et la météo. Sylvain Chavanel, le dernier à résister à l'incroyable numéro de l'Allemand, a lâché prise à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, alors qu'il semblait idéalement lancé vers une deuxième victoire en deux ans. Sur la ligne, Haussler a précédé de plus de quatre minutes Amets Txurruka, le Basque parti en contre-attaque dans la descente du Platzerwasel, à quelque 55 kilomètres de Colmar. Brice Feillu, vainqueur de l'étape d'Arcalis distancé par Txurruka dans le dernier col (Firstplan), a pris la troisième place à plus de six minutes, devant un Chavanel à la dérive. En passant la ligne, Haussler, très ému, n'a pu retenir des larmes de joie.

Tout bon pour Nocentini

Pour tout dire, nous aurions presque envie de pleurer, nous aussi, devant l'absence d'envergure de ce Tour de France jusqu'à présent. Les Pyrénées avaient déçu, les Vosges n'ont pas davantage séduit. C'est bien simple, il ne s'est rien passé entre les ténors. Cette fois, difficile d'incriminer le parcours. S'il est vrai que des deux trois étapes pyrénéennes étaient mal fichues avec leur dernier col situé trop loin de l'arrivée, le trajet Vittel-Colmar était propice aux offensives, avec l'enchainement de trois cols de deuxième et première catégorie, dont le Platzewasel, à la pente annoncée sélective. Toute la journée, on a donc guetté un soubresaut sur l'encéphalogramme plat du peloton. En vain. Les frères Schleck, Cadel Evans, Carlos Sastre et les autres sont restés au calme. Résultat, deux semaines après le départ de Monaco, soit quasiment aux deux tiers de l'épreuve, la hiérarchie au classement général n'est toujours pas établie, loin s'en faut. Après l'abandon de Levi Leipheimer, il y a désormais 2'16" entre le maillot jaune, Rinaldo Nocentini, et le 10e, Luis Leon Sanchez. Jamais, dans l'histoire plus que séculaire du Tour de France, l'écart entre les 10 premiers du général n'avait été aussi faible à ce stade de l'épreuve.

Bien sûr, la météo a joué un rôle important vendredi. Peut-être les choses auraient-elles été différentes si le soleil avait bien voulu être de la partie. Mais à Arcalis, il y avait trop de vent. Cette fois, il y avait trop de pluie. Et au Ventoux, il fera trop chaud? Ce tempo soporifique n'est pas pour déplaire à tout le monde. Vendredi, ils étaient même quelques uns à se frotter les mains. Rinaldo Nocentini, d'abord. L'Italien d'AG2R n'a eu aucun mal à suivre. Il reste cramponné à ses six petites secondes d'avance sur Alberto Contador et boucle une semaine complète en jaune. Tant mieux pour lui, après tout. L'équipe Astana peut elle aussi se friser les moustaches. Même s'ils ont perdu un pion essentiel avec l'abandon de Levi Leipheimer, les hommes de Johan Bruyneel restent dans une position idéale au classement. Ils ont toujours les clés de la course et chaque jour qui passe sans que leurs rivaux n'attaquent est une journée de gagnée. A ce rythme, il ne restera plus à Contador et Armstrong qu'à s'expliquer au Ventoux pour savoir qui des deux doit gagner ce Tour.

Autre bénéficiaire improbable du jour, Thor Hushovd. Le Norvégien n'est pas un grimpeur, mais quand ça dort, il est tout à fait apte à suivre les meilleurs. Il l'a fait vendredi. Présent dans le peloton principal d'une cinquantaine d'unités, il a empoché les 15 points de la 6e place à Colmar. Suffisant pour récupérer le maillot vert au détriment de Mark Cavendish, arrivé lui dans le gruppetto. Haussler vainqueur et Hushovd 6e d'une telle étape, on croit quand même rêver. Mais l'équipe Cervelo a réussi avec ses deux sprinters une double belle opération. Elle n'y croyait sans doute pas au départ. A défaut de valse des attaques, ce fut d'ailleurs la valse des maillots, puisque Franco Pellizotti s'est de son côté offert le maillot à pois que portait depuis plusieurs jours Egoi Martinez. Certains sont donc légitimement heureux au terme de cette 13e étape. Mais le Tour, lui, s'éloigne un peu plus de sa légende chaque jour.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 06:57

12eme étape

12eme étape
victoire de Nicki Sorensen

Le Danois Nicki Sorensen (Saxo Bank) a remporté la 12-ème étape du Tour de France, courue jeudi sur 211,5 km entre Tonnerre et Vittel, où l'Italien Rinaldo Nocentini (AG2R) a conservé son maillot jaune. Sorensen s'est imposé en solitaire après avoir faussé compagnie en fin de course à ses anciens compagnons d'une échappée menée avec 6 autres coureurs.

Pour sa première victoire d'étape sur le Tour, le Danois a devancé de 46 secondes le Français Laurent Lefevre (Bouygues), 2ème, et l'Italien Franco Pellizzoti (Liquigas), 3ème. Le Britannique Mark Cavendish s'est montré le plus rapide du sprint du peloton pour la 8ème place, à 5:57 du vainqueur. Au classement général, l'Italien Rinaldo Nocentini (AG2R) conserve toujours le maillot jaune, avec 6 secondes d'avance sur l'Espagnol Alberto Contador (Astana), et 8 sur l'Américain Lance Armstrong (Astana). (GFR)

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 06:53

11 eme étape

11 eme étape
Etape 11: Déclarations

Retrouvez les principales réactions enregistrées à l'issue de la 11e étape du Tour de France, remportée à Saint-Fargeau par Mark Cavendish.

MARK CAVENDISH (GBR/Columbia):
"Je ne peux pas m'empêcher de gagner (rires!) C'est un plaisir d'être ici, les hôtesses sont belles, je suis très content. La montée finale n'était pas trop raide, on a lancé le sprint un peu plus tard que d'habitude, à 150 m au lieu de 250 ou 300 mètres, on s'est adapté au terrain. Les gars étaient prévenus du profil du dernier kilomètre, on s'est bien regroupés, Mark (Renshaw) m'a bien emmené, j'ai accéléré et j'ai maintenu les poursuivants à distance. Je m'attendais à ce que Hushovd arrive à me remonter mais Mark m'a aidé à la maintenir à distance. J'avais pris un braquet plus petit, je savais que c'était comme ça que j'allais pouvoir tenir en tête et reprendre de la vitesse pour accélérer sur la fin."

LLOYD MONDORY (FRA/AG2R):

"Je suis déçu, aujourd'hui c'était ma chance, avec cette arrivée, et j'ai loupé l'occasion. J'étais un peu trop loin au moment de l'emballage final, je suis bien remonté, aux 450 mètres j'étais derrière Boonen, j'ai réussi à relancer le braquet, mais je viens mourir dans les places d'honneur (8e). A chaque sprint, je suis dans les dix premiers, j'assure le coup alors que mon équipe n'est pas structurée pour les sprints massifs. Cavendish a la suprématie sur les sprints, il a la chance d'avoir un don plus développé que beaucoup de coureurs, à côté de ça il a une équipe entièrement dévouée à sa cause, quand on le pose à 250 mètres de la ligne, il a déjà 20 mètres d'avance, pour un sprinteur comme lui, c'est déjà 50% du boulot fait. Mais AG2R-La Mondiale n'a pas dit son dernier mot."

RINALDO NOCENTINI (ITA/AG2R):
"Aujourd'hui, j'ai été pris dans une chute après 20 ou 30 km. Beaucoup de coureurs sont tombés, mais je n'avais rien de grave et je suis reparti tranquillement. Le maillot jaune ne va pas changer ma vie. Quand je vais rentrer en Italie, je serai toujours la même personne. J'ai déjà une belle maison et une belle voiture, je ne vais rien changer. Pour garder le maillot, vendredi sera une journée très difficile mais je suis en bonne condition, j'espère passer vendredi et rester en jaune jusqu'à dimanche (jour de l'arrivée au sommet à Verbier). Mon épouse est arrivée sur le Tour, elle reste avec moi jusqu'au moment où je n'aurai plus le maillot jaune, et elle est comme moi, elle a le sourire toute la journée."

MANOLA NOCENTINI (épouse du maillot jaune):
"C'est un homme très bon, très généreux, ça lui a pris un peu de temps pour devenir un champion, car parfois il faut un peu de gnac, d'agressivité, il lui arrive d'être trop généreux."

Alberto Contador (ESP/Astana):

"L'oreillette est un élément de sécurité, parfois utile pour éviter les chutes et pour te renseigner sur les dangers qui se présentent sur la route. Aujourd'hui nous avons montré le mécontentement des coureurs. C'était une journée un peu bizarre. Ce n'est pas une question de spectacle, parce que s'il n'y a pas plus d'attaques, c'est parce que le cyclisme moderne a changé, et que les équipes sont plus solides".

Johan Bruyneel (manager d'Astana):

"La raison pour laquelle on a supprimé les oreillettes, c'était pour avoir une course plus attractive, à l'évidence ce n'est pas ce qui s'est passé. Si c'est ce qu'ils voulaient faire, c'est raté. Je pense que c'est une mauvaise idée de revenir vingt ans en arrière et de faire quelque chose comme cette stupidité dans la plus grande course de l'année. Je pense que tout le monde était à peu près sur la même ligne, au départ il y avait quatorze équipes, et peut-être d'autres, qui ne voulaient pas manifester leur position. Lorsqu'on nous a mis devant le fait accompli, il ne restait plus aux coureurs qu'à décider ce qui allait se passer sur la course. Je pense que l'interdiction des oreillettes a eu l'effet exactement inverse de ce que l'on recherchait".

José Joaquin Rojas (ESP/Caisse d'Epargne):

"J'étais très bien placé au dernier kilomètre, en septième ou huitième position. Le final était très technique, avec une succession de virages difficiles et à plus ou moins 500 mètres de la ligne, Haussler d'abord et Duque ensuite ont laissé un trou. J'ai perdu une dizaine de mètres. C'est dommage car après une étape tranquille j'avais les forces suffisantes pour être devant. Le final était beaucoup plus difficile et dangereux que ce qui apparaissait dans le livre de route. Le fait de courir aujourd'hui sans oreillettes n'a pas permis aux directeurs sportifs de nous avertir des risques qui nous attendaient. Heureusement il n'y a eu qu'une seule chute mais cette arrivée n'était pas digne du Tour."

Heinrich Haussler (GER/Cervélo):

"Je ne comprends pas pourquoi on fait un tel foin autour de ces oreillettes. C'est la règle, on la suivra. C'est une question de sécurité, on préfère rouler avec les oreillettes, mais ce n'est pas comme si on était incapable de raisonner par nous-mêmes. On peut prendre nos propres décisions".

Gerald Ciolek (GER/Milram):

"Jusqu'à la chute j'étais en bonne position, ensuite j'ai perdu quelques mètres très importants et j'ai dû m'employer pour revenir. A la fin, c'était une course très nerveuse, sur un parcours extrêmement sinueux et dangereux. Les étapes de mercredi et jeudi seront sûrement meilleures pour nous".

Carlos Sastre (ESP/Cervélo):

"Ce fut une excellent journée pour moi, j'ai eu le temps de voir beaucoup de choses, de parler avec beaucoup de coureurs, avec qui je n'aurais pas pu parler autrement, et finalement, on se rend compte à l'arrivée que la vitesse moyenne est toujours la même, autour de 40 km/h sur un terrain qui était tout sauf plat, sur des routes étroites et difficiles. Je n'ai pas eu le moindre problème de toute la journée, je me suis senti entouré par mes équipiers, qui étaient là au cas où il y aurait eu des chutes ou des incidents".

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 09:42